Il faut que le noir s’accentue
pour que la première étoile apparaisse
Christian Bobin
LE DEUIL

Notre époque nous propulse dans un monde du « sensationnel », fait de prouesses techniques de plus en plus élaborées, de progrès scientifiques considérables ; un monde où l’on nous propose l’éternelle jeunesse ; un monde « moderne » où l’on veut tout et tout de suite.

 

Mais, où en sommes-nous avec la mort et le mystère qui l’entoure ? Où en sommes-nous avec le deuil qui suivra ? Notre société laisse-t-elle assez d’espace à ces événements vécus douloureusement par chacun d’entre nous ?

 

Dans chacune de nos rencontres, individuelles, ou en famille, ou encore lors d’Ateliers de Soutien, ce qui ressort c’est ce manque de dire, cette petite phrase que l’on vous glisse, très gentiment d’ailleurs, pour vous inviter à regarder devant vous désormais, ce qui laisse à supposer de faire table rase du passé. Or, vous me dites très justement qu’il vous est impossible de rayer de votre vie celle ou celui qui a compté pour vous, que ce soit dans un temps très court de votre vie ensemble, ou dans une durée plus longue.

 

Notre société ne nous accorde pas ce temps. Comme le dit si justement Christophe Fauré, Psychiatre spécialisé dans le deuil : « Ce n’est pas remuer le couteau dans la plaie que de faire parler. Au contraire, ce qui est douloureux, c’est la charge émotionnelle, le fait de parler encore et encore, et encore de ce qu’on ressent, va progressivement user l’intensité de la charge émotionnelle, et c’est ça qui au bout du compte, va apaiser la personne endeuillée. Écouter avec patience fait retomber progressivement le besoin de parler du disparu. »

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